Romans

La boîte – Paysages

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La boîte — Paysages

de Florian Forestier

Deux romans

Couverture de La boîte — Paysage de Florian Forestier

La boîte (préface de Jean-Luc Nancy)

On dirait que chaque jour n’est rien d’autre que cela, un long et trouble apprentissage à mordre en soi-même, que la nuit chaque fois délie. Arriverai-je un jour à m’apprivoiser plus vite ? Cesserai-je une fois d’arriver sans un souffle au sommet du jour, et de là-haut, voir encore scintiller et sombrer l’autre côté ? Est-ce que je saurai enfin me mettre en marche ?

La boîte est un château de Kafka dont la victime serait en même temps l’inventeur, un dédale dont il aurait tracé lui-même les pièges et les cercles mais dont il ne saurait pour autant se libérer. Ainsi, le narrateur de ce roman-poème ne cesse de fabriquer lui-même de nouvelles boîtes pour tenter d’échapper à celles qu’il subit mais dont il participe.

Paysages

Pendant que Lena s’oublie dans l’immensité d’un paysage de montagne, Irène, altière, trompe son ennui et sa peur d’elle-même en s’inventant des rôles qu’elle n’arrive pas à endosser. Le jour, elle admire et envie l’insouciance de Véra. Le soir, sur Internet, elle retrouve Chloé qui rêve de changer le monde et hait quiconque la détourne de sa chimère. Réuni sur Internet, un groupe de jeunes femmes pensives et trop labyrinthiques, tour à tour s’aime et se déchire.

Premier roman de Florian Forestier, écrit trois ans avant La boîte, Paysages pose sur la vie tantôt tragique, tantôt frivole de ces jeunes femmes, un regard aigu et lucide. Sous cet apparent détachement se cache un humour discret qui porte sur ses personnages un éclairage plus révélateur encore mais avec une évidente tendresse.

202 pages — 15 €

format 14,5 × 20,5 cm

ISBN 978-2-917292-02-0

Contacter Florian Forestier :

Dans une veine très différente de celle de ses romans, vous pouvez lire ou télécharger une nouvelle de Florian Forestier Utumno, le récit historique de cette capitale du Francanistan, fier symbole politique mais aussi inégalable merveille d’architecture qui, de par la folle ambition d’un homme devint une cité monstrueuse de démesure jusqu’à sombrer, désertée par tous, là-bas, non loin de nous, dans un univers parallèle au nôtre.

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Une chaussure sur le cœur

d’Alain Kauffmann

Roman

Couverture d’Une chaussure sur le cœur d’Alain Kauffmann

Je sens confusément que mes chaussures me conduisent de plus en plus à faire un faux pas. Objets inanimés, avez-vous une âme ? Je pense que mes deux pompes possèdent un je ne sais quoi qui leur donne vie. Elles ont envahi mon existence, mon esprit, mon quotidien. Elles me résistent, se débattent et se battent contre moi tout en s’agrippant fermement à mes basques.
Personne n’en veut. Pas même dans cette brocante minable où n’importe qui achète pourtant n’importe quoi. Les plus misérables des va-nu-pieds les refusent poliment et il me semble plus facile de perdre le petit Poucet dans un square que d’égarer mes chaussures dans la vaste et profonde forêt de Fontainebleau.

Une chaussure sur le cœur est l’histoire d’un homme confronté à un événement anodin, une simple contrariété qu’il prend d’abord avec humour mais qui va vite devenir gênante puis envahissante, obsédante au point de radicalement changer le cours de sa vie.

Quel terrible événement peut faire basculer un homme dans la folie ? Certainement pas l’achat malencontreux de deux chaussures gauches. Pourtant il peut être difficile de traverser la vie ainsi chaussé quand on a la tête dans les étoiles et pas vraiment les pieds sur terre.

Tragédie en un acte manqué, une chaussure sur le cœur est paradoxalement une suite effarante de situations d’une drôlerie permanente et imprévisible qui nous entraîne à chaque pas un peu plus loin dans l’entonnoir d’un destin étrange où se croisent des souvenirs et des rencontres tendres, orageuses, toujours tumultueuses.

Comment Alain Kauffmann parvient-il à fondre en un même récit le rire et le drame sans jamais tomber dans un humour noir cynique ? C’est sans doute le mystère le plus réjouissant de ce roman humain et chaleureux.

100 pages — 12 €

format 14,5 × 20,5 cm

ISBN 978-2-917292-04-4

Contacter Alain Kauffmann :

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